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La Suède et moi

La Reine Christine, le film en DVD

15 Août 2012 , Rédigé par JacquesG Publié dans #Cinéma

       Dans la foulée du livre de Castelnau (voir mon article) et de Secrets d'histoire sur FR2, je viens de visionner le film La Reine Christine, dont je possède le DVD puisqu'il fait partie du coffret Greta Garbo posé à côté de mon meuble à DVD plein à craquer. Un bel étui en métal contenant 8 films de la Divine, dont l'un tiré d'une pellicule qui semble avoir séjourné des heures dans une bétonneuse en marche... Mais celui-ci ne présente aucun défaut rédhibitoire.

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      Ce film, en dehors de son sujet et de l'actrice principale, n'a rien de suédois : c'est un pur produit de la Metro-Goldwyn-Mayer. Tout a été dit sur lui, et je ne vais pas en rajouter. Quelques impressions cependant : tout commence pour le mieux, jusqu'à cette rencontre dans l'auberge et cette aventure amoureuse romantique et hollywoodienne mais totalement invraisemblable. On ne sait en fait rien de la réalité des amours prêtés à la Reine de Suède, si elles ont été platoniques ou avérées, et jamais Christine ne se serait faite l'esclave d'un homme ! Ce n'est d'ailleurs pas pour rejoindre qui que ce soit et vivre avec lui sur une falaise que Christine a abdiqué (chose qu'elle envisageait d'ailleurs déjà quelques années plus tôt lors de son accession au trône), mais pour être libre de fréquenter les salons et les cours d'Europe, de se rendre à Rome et d'y embrasser la foi catholique.

      Ces réserves étant faites, le film se laisse regarder sans déplaisir, certains aspects de l'histoire et de la personnalité de la Reine y étant même correctement dépeints, et bien entendu Greta Garbo illumine le film et crève l'écran. Elle est trop belle pour être Christine de Suède, mais elle a son caractère bien trempé, sa détermination et sa volonté de changer les choses. Il parait d'ailleurs que ses dispositions sexuelles ambigües, qu'elle n'étalait pas mais dont elle ne faisait pas non plus mystère, l'ont aidée à s'identifier à son personnage.

       Il me reste à voir, me direz-vous, la pièce de Strindberg du même nom... eh bien c'est fait ! Je l'ai vue à Caen à la fin des années 70, et mise à part la démesure de la mise en scène (un wagon de chemin de fer et des feux d'artifices), je n'en ai aucun souvenir.   Il faudrait peut-être que je la relise.

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